A propos du REDD et des droits

  Photo: Simone LoveraÀ l’occasion de la 13e Conférence des Parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques, en 2007, il a été décidé d’entamer des négociations sur la possibilité d’inclure des politiques et des incitations destinées à réduire les émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts (REDD) dans le nouvel accord sur le climat qui sera adopté en décembre 2009, lors de la 15e Conférence des Parties. La plupart des propositions REDD sont fondées sur l’idée de récompenser les particuliers, les communautés, les projets et/ou les pays qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre des forêts en les payant pour leurs « services environnementaux », les sommes requises provenant soit d’un fonds public, soit de l’inclusion des forêts dans le marché du carbone, ce qui impliquerait que les pays du Nord pourraient y investir pour compenser leurs émissions.

Bien qu’il soit accepté par tous que l’arrêt du déboisement et de la dégradation des forêts contribue considérablement à atténuer le changement climatique et peut avoir d’importants avantages écologiques et sociaux, on craint fort que les projets forestiers financés par le système REDD n’aient des répercussions négatives sur la diversité biologique, les peuples autochtones, les communautés locales et les femmes, surtout (mais non seulement) si les forêts sont incluses dans les marchés du carbone. La GFC craint également que le REDD ne favorise les pays et les particuliers qui, jusqu’à présent, n’ont pas arrêté le déboisement, plutôt que les pays, les peuples autochtones, les femmes et les hommes qui ont réussi à conserver et à restaurer leurs forêts.

La GFC aide les organisations des pays ciblés par les projets REDD à surveiller que les politiques REDD soient cohérentes avec les politiques, les projets et les accords réussis en matière de forêts, y compris la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) et la Convention sur la diversité biologique (CDB). La GFC soutient aussi le Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique, dont la position est que les politiques et les projets REDD sont inacceptables s’ils ne respectent pas les droits de ces peuples.

Lectures complémentaires:

  • Des questions sur le REDD (en anglais)
    Droits, l'équité, le développement, la déforestation et de la gouvernance par les peuples autochtones et communautés locales, GFC y CEESP, 2008
 

 

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